mardi 10 novembre 2009

Wild-Eyed Boy From Freecloud

La seule personne personne sur terre qui a su porter le mullet. Court devant, long derrière. En orange en plus. La seule personne capable de se métamorphoser, d'homme à femme, à chien, à homme à nouveau. Il m'embête Bowie, parce qu'il m'empêche de dire "ça c'est pas de la musique de pédé". De l'androgyne au bellâtre, du fluo au sombre, du rock à l'indus. Bowie, comme un dinosaure qui ne vieillit jamais. Bowie, comme l'inertie.
Ce sera, forcément, très (voire trop) sélectif.

Space Oddity (1969)

Pochette moche typique des années 70. Coiffure moche typique des années 70. Mais ça s'arrête là. Musique déjà bien enrobée, bien arrangée, voix déjà somptueuse, composition déjà hors du temps. Du grand Bowie dès le début. Avec "Cygnett Committee" et "Wild-Eyed Boy from Freecloud" comme deux des meilleures chansons de Bowie, et qu'on retrouve des versions géniales sur le Live at the Beeb, même si le son est pourri. Alors laisse toi pousser les cheveux et déguise toi. Y'en aura besoin pour la suite. Je parle pas de The Man Who Sold the World, même s'il est excellent lui aussi.


Hunky Dory (1971)

Hunky Dory est surtout apprecié parce qu'il y a "Life on Mars ?", qui, faut le dire, est un morceau assez prodigieux. Mais ce serait faiblard s'il n'y avait que ça sur le disque. Et bah, Bowie il se fout pas de ta gueule et il met que des tubes dessus. "Changes" ou "Oh ! You Pretty Things" au départ pour faire danser, "Eight Line Poem" pour faire retomber la pression, un petit hommage à Andy Warhol, et un autre à Bob Dylan. Et "Queen Bitch" suivi de "The Bewlay Brothers" pour t'achever. Un album où on a pas trop le temps de respirer. Et c'est ça qu'est chouette.


The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders of Mars (1972)

Je vais être très classique. Mais ceci est un des plus beaux objets musical de tous les temps. Du genre la perfection d'un bout à l'autre. Du mélancolique "5 years" au terriblement triste "Rock'n'roll Suicide", le concept prend tout son sens, Ziggy est Bowie, Bowie est Ziggy, et puis on s'en fout du reste tellement c'est bon. "Ziggy Stardust" c'est un tube. "Star" aussi, et "Moonage Daydream" aussi. Heureusement qu'il y a des trucs plus enlevés du genre "Starman" et "It Ain't Easy" pour t'empêcher de pleurer sur "Lady Stardust". Ultime.
Le Live at Santa Monica retranscrit parfaitement l'ambiance de la tournée Ziggy, mais je lui préfère le dernier concert de cette tournée, qu'on trouve sur le Ziggy Stardust : The Motion Picture, avec une reprise somptueuse de Jacques Brel.


Aladdin Sane (1973)

Là aussi c'est du miracle. C'est décadent. C'est le mot principal de ce disque. La décadence. Complètement bancal et débauché. Rock et triste à la fois. Et dessus y'a "Time", ma chanson préférée de Bowie. "Cracked-Actor" appelle à la débauche, tout comme "Let's Spend the Night Together". Un album assez sexuel, en fait. Et ça fait du bien. Et puis y'a bien sûr le tube "Jean Genie" qui sera repris par Dutronc. Ca annonce que du bon. Et la suite c'est que du bon.

Je m'attarde pas sur Diamond Dogs qui est aussi excellent.


Heroes (1977)

Heroes il est super connu pour le titre éponyme qu'est devenu une sorte d'hymne. Mais l'album entier est excellent. On a fait un petit bond dans le temps. C'est différent comme Bowie. Un peu plus sérieux. La voix est plus grave. Un coup de vieux en fait. Faut dire que c'est la période Berlin, ce disque entoure Low et Lodger. Lou Reed aussi il a fait des trucs à Berlin, un excellent album par exemple.

Scary Monsters est, lui aussi, très bon.


Earthling (1997)

Et je finis avec Earthling que j'aime vachement bien parce qu'il est presque indus. Ca a plus rien à voir avec le début, mais faut bien évoluer dans la vie. Dessus y'a "Afraid of Americans" avec l'ami Trent Reznor donc c'est du bon. Et le premier titre, "Little Wonder", poutrave littéralement. Du verbe poutraver.

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