
Et pourtant, cette deuxième vague de révolte et de rejet s'estompe, et l'on redécouvre ses amours de jeunesse. The Offspring et Nirvana. On retrouve dans la musique de Kurt Cobain la même spontanéité que dans celle de Dylan, on y retrouve l'intensité punk des Melvins. La simplicité en somme, qui fait se poser des questions : pourquoi s'attarder sur des albums si complexes, si difficiles d'accès alors que trois gars réussissent à tout résumer en quelques accords ? Il faut jouer sur les deux tableaux. Ne jamais renier ses anciens plaisirs, tout en continuant à être au front de la recherche, de l'expérimentation. Enchaîner Leonard Cohen et le nouveau !!!. Alors des fois, pour se reposer les oreilles et les méninges, on choisit la facilité, comme un live de Nirvana.
En 1992, Nirvana était au sommet de sa gloire. Kurt Cobain était un sac d'héroïne, et certains le pensaient malade, voire mort. Il est arrivé en blouse blanche et en fauteuil roulant, le sourire en coin. Avant de ravager tout sur son passage, pendant une heure quinze. Distorsion continuelle sur hurlements, fausses notes, sauts dans tous les sens, le tout sur les frappes de mammouth de Dave Grohl. La prestation musicale est minime. Il faut juste profiter de l'énergie démente qui ressort de ce live, du cri déchirant de "Drain You", et se remémorer notre chambre de quinze ans.
Geffen, le label de Sonic Youth entre autres, a ressorti ce live mythique au festival de Reading en 1992, l'année dernière, en 2009. Et ça fait du bien aux cerveaux embrumés par trop d'electronica.
Super pertinente cette évolution en trois phase. J'ai vraiment connu le même mécanisme et ça ne fiat que 3 ans que j'ai vraiment complètement réhabilité Nirvana. Ça reste toujours dingue ce que ce groupe a représenté.
RépondreSupprimerJe te trouve très Hegelien. Et j'assume la pédanterie de ce commentaire.
RépondreSupprimerArrête ça me fait peur. Je me rends compte que plus ça avance, plus j'écris que "tout fout l'camps" sur ce blog. Alors que c'est tellement pas vrai.
RépondreSupprimerAlors maintenant que tu me traites d'Hegelien, ça m'inquiète encore plus.