Affichage des articles dont le libellé est Sonic Youth. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sonic Youth. Afficher tous les articles

dimanche 22 mai 2011

Time is on my side.

Thurston Moore a passé sa vie à aller trop vite. Thurston Moore a fondé Sonic Youth à 23 ans. Thurston Moore a à peine eu le temps d'épouser Kim Gordon qu'il était déjà l'étendard des nouvelles vagues new-yorkaises, qui déferlaient sans cesse. Il a révolutionné la musique en trois albums sur trois ans. Il a donné au bruit ses lettres de noblesse. Il a enregistré des projets inaudibles. Il a joué de la guitare désaccordée. Il y a tellement d'énergie chez ce mec un peu looser, aux éternels airs d'ado mal coiffé, qu'il a créé un label parallèle, pour ses productions "expérimentales". Thurston Moore tâte de tout, trop vite, tout le temps, comme s'il était habité par une bougeotte créatrice.

Thurston bâcle-t-il ? Non, il va juste trop vite. Il est resté dans la folie des années 80 et 90, il est resté le gamin penché sur sa guitare pour en tirer le maximum. Il est resté le jeune homme concentré sur l'immédiateté de sa musique, une fougue complexe et adolescente à la fois. Le nom de Sonic Youth, l'air de rien, est parfaitement choisi. Sonic Youth, comme la jeunesse qui fane trop vite, mais qu'on perpétue à jamais en gardant sa soudaineté.

Aujourd'hui, Thurston Moore a 53 ans. Il ne semble toujours pas question de souffler. 2011 ? Une bande originale avec Sonic Youth, un EP expérimental, un album de guitare acoustique, et un album solo. Si les trois premiers restent des instantanées de sa vie, son Demolished Thoughts montre un Thurston apaisé. Comme si la contrainte temps s'était évaporé, qu'il avait eu le temps de s'asseoir, de réfléchir, de travailler. Difficile de ne pas y voir Beck derrière. Demolished Thoughts est un album contre-nature. Il semble calme et serein. Il n'y a pas ses dissonances et larsens habituels. Il n'y a pas de bruit, il n'y a pas de cris. Il y a juste Thurston et la musique. Il aurait fallu plus de trente années pour que Thurston regarde sa musique en face. Et qu'il l'adoube.

Thurston Moore ne sait rien faire d'autre que sa musique, celle qu'il a inventé. Il ne sait rien faire d'autre que de tisser des atmosphères tout en tension, qu'importent les violons. Il ne sait que chanter de sa voix lascive. Beck ou pas, seule la forme varie. L'urgence habituelle y est. Elle est dans les allers-retours mécaniques sur la guitare, dans la façon de cracher les mots. La seule différence, c'est cette guitare acoustique et ces arrangements. Le reste, c'est du Thurston, pur et dur. "Benediction" est belle comme un "Superstar" ou un "Sweet Shine". Circulation", c'est Sister dans toute sa splendeur. Ce n'est qu'une histoire de son. Électriser Demolished Thoughts et vous avez du Sonic Youth. Thurston reste immuablement le même. Il reste Thurston Moore, guitariste et chanteur chez Sonic Youth, qui s'évade en solo parce qu'il a besoin de toujours plus, simplement.

Demolished Thoughts, qui sortira chez Matador n'est qu'un album de Sonic Youth de plus, avec des atours différents. Parce que Thurston ne sait pas prendre le temps de faire autre chose.

jeudi 17 février 2011

Unstoppable.

2011, année Sonic Youth ? Pas réellement. Ou plutôt une année Thurston Moore. Parce qu'en déjà trois sorties, pas un mot. Pas un mot de Kim Gordon, pas un chant. Rien du tout, juste de la guitare. Et encore de la guitare. C'est donc plus le Sonic Youth expérimental et insatiable. Jamais ils ne s'arrêteront. Jamais Thurston Moore raccrochera ses guitares, il les garde entre les bras, et enregistre à peu près tout ce qu'il joue.

Le problème de cette boulimie est simple à comprendre. A force de tout enregistrer et de tout sortir, de tout partager, on pourrait se lasser. Surtout avec un son si typique, avec une personnalité si forte. Puis, Thurston Moore a beau être proche du génie créatif, il doit bien avoir des passages à vide et enregistrer des titres moins bons que d'autres. On pouvait même s'inquiéter, et dire que Sonic Youth faiblit - voire vieillit ! - avec The Eternal et sa pop doucement amère. Mais ce serait assez égoïste, en fait. Thurston Moore ne joue pas de la musique pour nos oreilles, mais pour les siennes. Et on les sait doucement tordues, ses oreilles. Alors qu'il enregistre tout, c'est son problème. Qu'il le partage ensuite, c'est le notre. Et on en fait ce qu'on veut, de sa musique. Que ce soit du bruit ou un album acoustique.

Oui, acoustique. Encore un acte d'amour pour la guitare, à douze cordes cette fois, où Thurston désaccordera de plaisir les sons, inventera des thèmes qui sonne comme du Sonic Youth, mais sans Sonic Youth. Encore de la dissonance, cette fameuse dissonance qui, à force de l'entendre et d'en jouir, devient normale à l'oreille, elle ne dérange plus du tout, elle est logique et ancrée dans les cerveaux. C'est juste un autre mode de s'exprimer par la guitare. Un album dédié à Jack Rose, croisé de la guitare acoustique expérimentale, lui aussi, et ancien membre du groupe de drone Pelt. Les chiens ne font pas des chats. Ou l'inverse.
Bien sûr, l'intérêt d'un tel album est réduit, et destiné aux adeptes les plus hardcore de ce moyen de communication. Mais ne boudons pas notre plaisir, nous, membres de la secte de la dissonance jouissive.

Thurston Moore est infidèle et onaniste, il trompe son groupe pour faire la même chose seul, juste avec un autre matériel. Ça sort sur l'obscur label Vin Du Select Qualitite et ça s'appelle VDSQ Solo Acoustic Volume Five : 12-String Meditation for Jack Rose. Et si ça continue, va falloir un véritable album de Sonic Youth.

mardi 8 février 2011

The Eternal.

J'en parlais il y a très peu, Sonic Youth de retour sur ses terres les plus fleuries, par et pour la dissonance. Mais sans l'énergie d'antan. Comme apaisé par l'âge. Ou dilettante. Peu importe. Sonic Youth est bien éternel.




On remercie Pitchfork qui exhume les plus belles heures de Sister.

jeudi 27 janvier 2011

Suicide Notes for Acoustic Guitar.

Quand Jeff Beck explose sa guitare d'une rage difficilement contenable, au plus profond d'une cave Londonienne, que les morceaux volent et s'écrasent sur le sol, alors dans un mouvement irraisonné, David Hemmings se précipite, arrache la relique de guitare et s'enfuit à toute jambe. Il serre le trophée comme on serre la main d'un mourant.
Une fois dehors, le regard vide et le souffle court, il balance le vulgaire objet. C'est la plus belle expression du fétichisme. L'objet pour l'objet. L'adoration d'une chose inutile mais totalement hypnotisante dans son contexte, c'est-à-dire entre les mains de Beck. Une fois hors de son contexte, une fois la transe consumée, ce manche de guitare n'est plus rien, qu'un simple morceau de bois.

Sonic Youth, même combat. Le fétichisme de la guitare. Il y a moins d'un mois, Thurston Moore et ses 53 années de turbulences sonores, sortait un magnifique Suicide Notes for Acoustic Guitar, tourbillon de saturations expérimentales, à la frontière du bruit, à la frontière de la musique. Juste lui et une guitare en duo, en amoureux, à extirper tous les possibles de l'instrument, à la recherche de la note ultime, de la fréquence qui ferait entrer en résonance l'être et le néant.
Il y a toujours eu chez Sonic Youth cette croyance en la guitare. Bien plus que la vénération hendrixienne et les allusions sexuelles habituelles, les quatre de Sonic Youth ont réinventé un instrument, en redéfinissant les contours. L'instrument de musique devient être vivant, avec ses préférences, ses convictions. Chaque morceau est fait pour la guitare, chaque guitare désire son accordage particulier, ses cordes dans un certain sens. Oui, Sonic Youth n'est qu'une bande d'éternels ados aventureux, toujours sur des sables mouvants, en perpétuel mouvement pour s'assurer que jamais une note ne demeure la même. Tout est meuble et évolue au bon gré de la guitare. Et cette conviction qui les guide, cette force un peu mystique ne vaut rien en dehors de l'objet. Sonic Youth sans guitares, c'est comme David Hemmings sans son hélice. La musique de Sonic Youth n'a de sens que par la guitare et les nombreuses tentatives qui vont avec. Parce que les guitares le veulent, Thurston Moore a inventé la dissonance, le mur du son, la rugosité du son et la sécheresse des mélodies.

Et, on le sait bien, ce genre d'extrémiste sonore n'est pas du genre à faire les choses à moitié. Quand il enregistre des bouts de morceaux pour un film français, il retourne en studio terminer le travail, y ajouter ces longues plages de bruit jouissives, ces rythmes saccadés. Ici, rien ne viendra troubler les élucubrations des guitares, pas d'incantations de Kim Gordon, aucune voix suave et brute à la fois, et encore moi la fierté adolescente de Thurston. Comme sur toutes les sorties SYR, le propre label du groupe, c'est intègre et austère. Juste une heure d'hymne à la guitare comme ouverture sur toutes les opportunités. Ça nous rappellera les belles heures de Sister et de Daydream Nation, là où la dissonance était plus qu'une bonne idée, elle était un mode de vie.

Sonic Youth reprend les bonnes vieilles habitudes avec la bande originale de Simon Werner a Disparu, qu'ils sortent sur leur label SYR. Qu'un manifeste de plus dans la lutte en faveur du fétichisme.

mardi 16 novembre 2010

Las Vegas Parano.

Début octobre, Matador organisait un énorme festival sur trois jours, pour fêter sa majorité. Maintenant, le label a le droit de boire de l'alcool, de rouler sur la route 66 avec des putes. Et ils se sont pas fait prier puisqu'ils ont fait ça à Las Vegas. Avec entre autre, Sonic Youth, Belle & Sebastian, Pavement, Guided By Voices, Yo La Tengo, Cat Power, Kurt Vile ou les New Pornographers.
C'était la période parfaite pour se marier dans la ville qui ne dort jamais.
Pour l'occasion, ils ont sorti un coffret qui retrace l'histoire du label, mais je ne ferai pas l'affront de le fournir, puisque vous avez tous l'intégralité des grandes sorties Matador.
Mais, dans ce coffret, il y a des enregistrements inédits de 1999, d'un concert de Pavement et de Cat Power. Et même un morceau de Mogwai. Alors on va pas s'en priver, suffit de cliquer sur la pochette.

Et comme chez Pitchfork ils sont sympas, ils ont filé des extraits du concert de Las Vegas, histoire de rappeler que Sonic Youth, même plus de quinze après leur début castagne toujours autant avec "Death Valley '69", et que Pavement est toujours le groupe le plus cool du monde.



mercredi 30 juin 2010

Répulsion.

J'ai travaillé sur Polanski toute la journée. J'ai fait des liens sans arrêt entre ce qui lui arrive et sa filmographie. Il y a tellement de similitudes. Polanski c'est l'arroseur arrosé. Il prenait un malin plaisir à séquestrer ses personnages, les angoisser, les tourmenter. Maintenant, voilà qu'il est enfermé dans un chalet. Adam Lang, dans The Ghost Writer s'enferme dans sa villa high-tech, une meute de journalistes à la porte. Polanski a troqué la villa pour un chalet. Le reste est immuable. Dans le film, Ewan McGregor est épié et sans arrêt en danger. Polanski a un bracelet électronique pour le surveiller. C'est assez amusant ce clin d'œil du destin. Polanski se retrouve comme son Pianiste : enfermé sans pouvoir créer. Adrien Brody mimait au-dessus du piano une nocturne de Chopin, Polanski doit réécrire des scénarii en boucle.

Et ce qui est intéressant, c'est la façon dont Roman Polanski amène ça, à chaque fois. De la manière la plus insidieuse, il emmène ses films aux airs de polar, de thriller ou de film d'horreur vers des sphères bien connus : le complot, la paranoïa et l'enfermement. Comme Dostoïevski qui utilise des intrigues vieilles comme Régine pour balancer une philosophie fascinante, des idées novatrices et des confrontations de points de vue fracassants.
Ou comme Sonic Youth, qui retourne la pop et le rock et leurs formats basiques pour aller vers le progrès. Ils désaccordent leurs guitares, ajoutent des larsens et lancent des riffs hypnotiques. Ils distordent la pop pour en faire des refrains lancinants et oppressants, pour enfermer les auditeurs dans un décor sommaire et bruyant. Le son de ce live de 1987, sourd et compressé, voire complètement illisible comme un bootleg par moment n'est qu'un autre artifice pour que la musique de Sonic Youth prenne toute une dimension. Comme la musique dans Répulsion. C'est une ambiance tendue, à fleur de peau, où chaque note est sur le fil d'un rasoir. C'est une violence adolescente, sombre et intériorisée. Un enfermement aussi mental que physique (y a qu'à entendre "Death Valley '69"). Totalement Polanski, en somme.

Hold That Tiger sort en 1991 sur l'obscure label Goofin', c'est un live de 1987 qui reprend en majeure partie le meilleur album de Sonic Youth, Sister et c'est un peu comme du Faulkner. Un moyen détourné de raconter un viol. Ce qui déplairait pas à Polanski.

PS : Oui, encore du cinéma. Et on m'a fait remarqué il y a quelques semaines que mes articles ressemblent à des épisodes des Simpsons, avec des débuts qui n'ont aucun rapport avec le propos. Ça me plaît comme idée alors je continue.

vendredi 18 septembre 2009

Jeunesse supersonique Part. 2/2

La suite, la suite ! Encore du bruit pour mes oreilles. Et du bruit plus récent.

Experimental Jet Set, Trash and No Star (1994)

C'est la suite logique de tout ce qui a été fait par les quatre insolents. Toujours la même recette, peut-être un peu plus éclectique ici. Avec des morceaux comme "Androgynous Mind", sommet du disque. Cet album est plus calme que les précédents, il n'y a pas ce mur de guitare.
Mais c'est toujours super entêtant, et assez facile d'accès comparé à Evol ou d'autres.





Washing Machine (1995)

Washing Machine c'est tout pareil mais c'est quand même super bien. Je le trouve peut-être un peu plus pop que les autres. Peut-être le plus pop des Sonic Youth. Mais rien que pour la pochette il vaut le coup. Et y'a même des chansons presque variétoch', avec "Unwind" par exemple. Heureusement que Kim hurle sur "Becuz" et "Panty Lies", ils ont une réputation à tenir.





Andre Sider Af Sonic Youth (2008)

Alors là il faut s'accrocher. C'est pas de la musique d'homosexuel. Tu en as rêvé ? Sonic Youth l'a fait. Regrouper eux-mêmes, piliers de la no-wave, Mats Gustafsson, figure du jazz expérimental et Merzbow, géant du noise, sur un même disque. Alors pendant 57 minutes tu prends du bruit dans la tronche.
Un gros travail sur l'ambiance, plus que sur la musique. Puisqu'en fait, il n'y en a pas de musique.



Hidros 3 (2004)

Là c'est inaudible. Et on retrouve Mats Gustafsson dans le coup. Le principe du disque, c'est que chaque personne est dans une cabine isolée et joue. Donc ils ne s'entendent pas. Donc c'est juste du bruit.
C'est en fait un projet type art contemporain qu'un truc musical. Mais pour le concept et le côté défi, c'est génial.






Goodbye 20th Century (1999)

Les années 90 sont mortes, vives les 90s ! Encore que du bruit. Avec des reprises de titres de musique classique contemporaine du type John Cage, du massacrage de piano au marteau et aux clous.
C'est sans commentaire particulier. Faut juste essayer de l'écouter en entier. Et il est super long.





J'aurai bien mis le disque avec Yamatsuka Eye, le trublion hurleur de Naked City, mais impossible de trouver ce truc. Alors si quelqu'un a un filon, qu'il n'hésite pas.

vendredi 11 septembre 2009

Jeunesse supersonique. Part. 1/2

Sonic Youth c'est un peu le groupe obligatoire dans une discothèque. Quelqu'un sans Sonic Youth ne peut pas avoir une vie épanouie.
Thurston, Steve, Lee et Kim, c'est des éternels gamins un peu imposteurs, qui ont tout compris à la pop song, sauf qu'une chanson de trois minutes c'est pas drôle alors ils rajoutent 5 minutes de bruit. Mais nulle part ailleurs on retrouve cette énergie, ce son de guitare, cette sécheresse dans les attaques et ce mélange de voix. Quasiment 30 ans qu'ils sont là, toujours en forme.
Sonic Youth c'est la preuve que les années 80, bah c'était bien.

Evol (1986)

J'aurai pu commencer par le sombre et déjà excellent Bad Moon Rising, mais Evol c'est un peu le dépôt du brevet Sonic Youth. Des titres complètements expérimentaux. Et un "Tom Violence" tout en décadence et en dissonance. "Expressway to Yr. Skull" finira de t'achever comme une pop song californiennes de sept minutes, avec déchainements rageurs et parties ambiantes.
Evol en fait, c'est "Love" à l'envers. Et ça sonne un peu comme "Evil". Ca résume bien l'affaire.


Sister (1987)

Ah, Sister, avec ce "Schizophrenia" d'anthologie. Ce disque est peut-être moins enragé et rapide et explosif que Evol, les chansons sont peut-être plus posées, mais faut pas cracher dans la soupe. Ca reste un disque majeur de Sonic Youth. "Tuff Gnarl" pour t'exploser la tête."Kotton Krown" te fera sûrement penser aux Jesus & Mary Chain ou aux Spacemen 3 s'ils avaient pris du LSD, c'est lancinant et répétitif, et c'est une des meilleures chansons de Sonic Youth. C'est un peu un des prémices à un Sonic Youth comme en 1994, avec la reprise du "Superstar" des Carpenters. Un truc un peu sombre.



Daydream Nation (1988)

Attention ce disque va changer ta vie. Parce que le son te met une claque dans la tronche. Parce que chaque chanson est un chef-d'oeuvre, et en particulier "Teen Age Riot", une des meilleures chansons de tous les temps. Ca part à toute vitesse et ça s'arrête que pour des interludes de bruit jouissif. La première écoute est un peu déroutante, par le mur de guitares désaccordées, mais ce n'est que pour saisir ensuite toute la substance de cette musique parfaite. C'est culte culte culte.
A écouter à toute heure, le matin comme la nuit. On ne s'en lasse jamais.


Goo (1990)

Et bien figure toi que Goo aussi est culte. Peut-être plus "pop", dans le sens où il est plus facile d'accès, avec des tubes comme "Kool Thing" ou "Dirty Boots". Et puis ce "Mote" monstrueux où Lee Ranaldo te fracasse un "I am airless- a vacuum child", avant de te prendre 3 minutes de noise dans la figure.
Toujours la même recette qui fait mouche.




Après, je sais pas trop lequel mettre. Parce qu'ils sont tous plus ou moins bons. Le dernier, The Eternal a beau être très pop, il fait toujours plaisir aux oreilles.
Bientôt, la suite, avec des indispensables comme Washing Machine et Experimental Jet Set.
Mais, je garde de côté quelques projets de Sonic Youth, un peu plus extrême et art contemporain dans le genre je fais que du bruit pendant une heure et c'est trop cool, que ce soit avec Merzbow ou Mats Gustaffson.
Stay tuned, donc. La suite finira de t'achever les oreilles.